Bunny & Claude | film

Nous sommes à la deuxième année de mes études en cinéma. Après de premières tentatives expérimentales, je veux prouver que je peux écrire une fiction.

Et justement, un film fait déclic: Buffalo 66 de Vincent Gallo. J’adore la photographie contrastée; le look baby doll Christina Ricci; et la rencontre de deux personnages comlètement paumés.

Voici donc Bunny & Claude – la version losers de Bonnie and Clyde, évidemment.

Je l’avoue, ce petit film de genre tourné dans un diner de Montréal Nord est un peu raté. Il est traversé de maladresse de bout en bout: l’intention des personnes est étrange, les dialogues sont clichés (note à moi-même: me faire accompagner par un rédacteur anglophone la prochaine fois), le montage est loose, et on s’est planté côté direction photo. En effet, le procédé spécial de développement de la pellicule censé reproduire l’effet Buffalo 66 a donné une image délavée et granuleuse.

Mais c’est aussi un film drôle, non? Et cette histoire qui ne tient qu’à un fil… tient quand même. Le film a même gagné un prix du meilleur scénario!

Mon film suivant a clairement tiré les leçons de celui-ci.

Synopsis: Un diner, le soir. Claude entre, apparemment sur une affaire mystérieuse. Bunny le sert. Ils s’intriguent, se regardent. Se rencontrent. Comme dans les films.

BUNNY & CLAUDE
Fiction, 10 min, tourné en 16mm | 2008

Prix du meilleur scénario, Festival Festiv’Elles 2009